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Sunu Mbourou

Genève · Département de Kaolack, Sénégal

Apprendre à faire du pain avec les céréales qui poussent ici.

Kaolack cultive du mil et du sorgho, et achète à l’étranger la farine de son pain. Un centre y formera des jeunes à la boulangerie avec les céréales du département — un métier, et une filière qui reste sur place. L’idée ne vient pas de Genève : elle vient de Kaolack.

Céréales locales

80%

Mil, maïs et sorgho — produits dans le département

Blé importé

20%

Là où le pain d’aujourd’hui en dépend presque entièrement

2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack

Pourquoi ce projet, et pourquoi là

Cinq constats qui n’en font qu’un

Aucun de ces constats n’est le nôtre. Tous sont écrits noir sur blanc dans le plan de développement que le département s’est donné.

  1. 01

    Le département produit des céréales

    Mil, sorgho, arachide, riz, fonio, manioc, niébé. Le département est le premier producteur régional de sorgho, en surfaces comme en production.

  2. 02

    Mais il ne les transforme pas

    Le plan de développement relève un « faible développement des unités de transformation des produits agricoles » et des « problèmes de conservation et transformation ».

    « faible développement des unités de transformation »

  3. 03

    Les denrées de base restent importées

    Sur les marchés du département, les denrées de première nécessité commercialisées demeurent le riz, le sucre, le lait et l’huile — largement importés. La valeur ajoutée échappe au territoire.

  4. 04

    Et personne ne forme à la transformation

    C’est la contrainte que le Conseil départemental a lui-même inscrite en tête de son diagnostic du secteur artisanal.

    « Absence de centre de formation dans les métiers porteurs »

  5. 05

    Les jeunes n’ont ni formation adaptée, ni emploi

    Le plan énonce sans détour : « chômage endémique », « insuffisance des formations et des structures d’encadrement », « inadéquation entre la formation et l’emploi ».

    « chômage endémique »

Le maillon manquant

Une école de boulangerie adossée à la filière céréalière est à la fois un centre de formation à un métier porteur, une unité de transformation agricole, et un débouché d’emploi.

Absence de centre de formation dans les métiers porteurs
Plan de développement du département de Kaolack2016
Les secteurs productifs et d’appui à la production souffrent d’énormes problèmes liés d’une part à la pratique rudimentaire des acteurs et d’autre part à leur manque d’encadrement.
Plan de développement du département de Kaolack2016
Panicules de sorgho arrivées à maturité, vues en contre-plongée sur un ciel bleu.

Le sorgho — que le département produit déjà, et qu’il ne transforme pas encore.

Sorgho (Sorghum bicolor) à maturitéIllustrationDaniel Georg DöhneCC BY-SA 3.0Wikimedia Commons

Ce que le projet met en place

Trois composantes qui se financent l’une l’autre

La deuxième surprend — et c’est elle qui permet au reste de tenir : le restaurant-école gagne l’argent qui fait vivre la formation.

01Boulangerie et agro-transformation

Centre de formation

Une approche duale — théorie, pratique, immersion en entreprise — organisée en huit modules, du geste de panification à la maintenance des équipements. La formation porte sur la transformation des céréales produites sur place.

02École-entreprise

Restaurant à volaille

Une unité à la fois pédagogique et économique : elle forme à la restauration et à la transformation des produits avicoles, et elle génère les revenus qui financent le fonctionnement du centre. C’est la composante qui rend le dispositif durable sans subvention permanente.

03Production agroécologique

Pôle maraîcher et arboricole

Le maillon amont : produire sur place une partie des intrants, former aux pratiques agroécologiques, et diversifier les revenus du site.

Le projet en quatre données

Ce qui est visé

80 / 20céréales locales (mil, maïs, sorgho) contre farine de blé importée — la composition visée
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack
100 à 200jeunes formés chaque année, à terme
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack
45 %de femmes visées dans les cohortes
2026Objectif fixé par les porteurs du projet
8modules de formation, de la panification à la maintenance
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack

Le territoire

Kaolack, carrefour du Sine Saloum

Le projet est conduit par la collectivité qui administre le département, avec un conseil élu de 80 personnes.

519 680habitants dans le département
2015Plan de développement du département de KaolackChiffre publié par le département dans son plan de développement. Il date, et nous le disons plutôt que de l’arrondir.
1 889 km²de superficie, soit 275 hab./km²
2014Plan de développement du département de KaolackChiffre publié par le département dans son plan de développement. Il date, et nous le disons plutôt que de l’arrondir.
3 / 14arrondissements et communes
2016Plan de développement du département de KaolackChiffre publié par le département dans son plan de développement. Il date, et nous le disons plutôt que de l’arrondir.
80conseillers élus, dont 39 femmes
2014Plan de développement du département de Kaolack

Qui porte le projet

Chacun à sa place

Le projet est conduit à Kaolack par le Conseil départemental, avec les artisans boulangers de Genève. Une association genevoise est en cours de création pour le soutenir depuis la Suisse : faire connaître le projet et réunir des fonds.

Chacun fait ce qu’il sait faire, là où il est. Rien ne se décide à Genève pour Kaolack.

Les partenaires et l’état de la convention