Centre de formation
Une approche duale — théorie, pratique, immersion en entreprise — organisée en huit modules, du geste de panification à la maintenance des équipements. La formation porte sur la transformation des céréales produites sur place.
Genève · Département de Kaolack, Sénégal
Kaolack cultive du mil et du sorgho, et achète à l’étranger la farine de son pain. Un centre y formera des jeunes à la boulangerie avec les céréales du département — un métier, et une filière qui reste sur place. L’idée ne vient pas de Genève : elle vient de Kaolack.
Céréales locales
80%
Mil, maïs et sorgho — produits dans le département
Blé importé
20%
Là où le pain d’aujourd’hui en dépend presque entièrement
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack
Pourquoi ce projet, et pourquoi là
Aucun de ces constats n’est le nôtre. Tous sont écrits noir sur blanc dans le plan de développement que le département s’est donné.
Mil, sorgho, arachide, riz, fonio, manioc, niébé. Le département est le premier producteur régional de sorgho, en surfaces comme en production.
Le plan de développement relève un « faible développement des unités de transformation des produits agricoles » et des « problèmes de conservation et transformation ».
« faible développement des unités de transformation »
Sur les marchés du département, les denrées de première nécessité commercialisées demeurent le riz, le sucre, le lait et l’huile — largement importés. La valeur ajoutée échappe au territoire.
C’est la contrainte que le Conseil départemental a lui-même inscrite en tête de son diagnostic du secteur artisanal.
« Absence de centre de formation dans les métiers porteurs »
Le plan énonce sans détour : « chômage endémique », « insuffisance des formations et des structures d’encadrement », « inadéquation entre la formation et l’emploi ».
« chômage endémique »
Le maillon manquant
Une école de boulangerie adossée à la filière céréalière est à la fois un centre de formation à un métier porteur, une unité de transformation agricole, et un débouché d’emploi.
Absence de centre de formation dans les métiers porteurs
Les secteurs productifs et d’appui à la production souffrent d’énormes problèmes liés d’une part à la pratique rudimentaire des acteurs et d’autre part à leur manque d’encadrement.

Ce que le projet met en place
La deuxième surprend — et c’est elle qui permet au reste de tenir : le restaurant-école gagne l’argent qui fait vivre la formation.
Une approche duale — théorie, pratique, immersion en entreprise — organisée en huit modules, du geste de panification à la maintenance des équipements. La formation porte sur la transformation des céréales produites sur place.
Une unité à la fois pédagogique et économique : elle forme à la restauration et à la transformation des produits avicoles, et elle génère les revenus qui financent le fonctionnement du centre. C’est la composante qui rend le dispositif durable sans subvention permanente.
Le maillon amont : produire sur place une partie des intrants, former aux pratiques agroécologiques, et diversifier les revenus du site.
Le projet en quatre données
Le territoire
Le projet est conduit par la collectivité qui administre le département, avec un conseil élu de 80 personnes.
Qui porte le projet
Le projet est conduit à Kaolack par le Conseil départemental, avec les artisans boulangers de Genève. Une association genevoise est en cours de création pour le soutenir depuis la Suisse : faire connaître le projet et réunir des fonds.
Chacun fait ce qu’il sait faire, là où il est. Rien ne se décide à Genève pour Kaolack.
Les partenaires et l’état de la convention